D'où viennent les chiffres ?
Tout ce qui est publié ici est calculé automatiquement à partir des ventes réelles enregistrées par l'État. Voici exactement comment, et avec quelles limites.
La source : les DVF
Les Demandes de valeurs foncières (DVF) sont publiées par la Direction générale des Finances publiques sous Licence Ouverte. Elles recensent toutes les ventes immobilières enregistrées chez le notaire : date, prix, surface, type de bien, commune et voie. Nous utilisons la version géolocalisée diffusée par Etalab sur data.gouv.fr, mise à jour en avril et octobre.
Périmètre : Avranches et les communes situées à moins de 19 km (83 communes, département de la Manche). Base actuelle : 5 839 ventes retenues du janvier 2021 au décembre 2025, dernière mise à jour le 19 septembre 2026.
Les règles de nettoyage
Une statistique fausse décrédibilise tout. Chaque mutation passe par ces filtres, dans cet ordre :
- Ventes uniquement. Les ventes en l'état futur d'achèvement, adjudications, échanges et expropriations sont écartées.
- Une mutation, un bien. Une vente occupe plusieurs lignes dans les DVF (une par parcelle, par lot ou par nature de terrain). Nous regroupons ces lignes et ne retenons que les ventes portant sur exactement une maison ou un appartement. Les garages, caves et dépendances vendus avec le bien sont ignorés ; les ventes groupées (plusieurs logements, ou logement + local commercial) sont exclues, car impossible d'y ventiler le prix.
- Surface et prix cohérents. Surface habitable d'au moins 9 m², prix strictement positif.
- Valeurs aberrantes. Les prix au m² hors de l'intervalle 300 €/m² – 8 000 €/m² sont écartés (erreurs de saisie, ventes à l'euro symbolique, biens atypiques).
Le calcul
- Prix au m² = prix de vente ÷ surface réelle bâtie. Le terrain n'est pas déduit : pour une maison, le prix au m² intègre implicitement le jardin.
- Toujours des médianes, jamais des moyennes. La médiane est le prix tel que la moitié des ventes sont en dessous et l'autre moitié au-dessus. Elle n'est pas déformée par quelques ventes exceptionnelles.
- Fourchette Q1–Q3 : premier et troisième quartiles, c'est-à-dire la zone où se concentre la moitié centrale des ventes.
- Périodes : « 12 derniers mois » = douze mois glissants avant la dernière vente connue (les DVF ont environ six mois de retard) ; « 5 dernières années » = tout l'historique disponible ; et chaque année civile.
- Évolution : variation de la médiane par rapport à la période précédente (12 mois vs 12 mois précédents, année vs année précédente). Affichée seulement si les deux périodes ont assez de ventes.
Le seuil de publication
Aucun chiffre n'est publié en dessous de 5 ventes sur la période. En dessous, la page affiche « pas assez de ventes pour une statistique fiable » et n'est pas proposée aux moteurs de recherche. Le nombre de ventes (n) est toujours affiché à côté de chaque médiane : c'est lui qui dit à quel point le chiffre est solide.
Ce que nous ne publions pas
Les conditions de réutilisation des DVF interdisent d'identifier les personnes et de faire indexer des ventes individuelles. Ce site ne publie donc que des agrégats : médiane, fourchette, volume, tendance. Jamais d'adresse précise, jamais de numéro de rue, jamais une vente isolée avec son prix. La granularité maximale est la rue.
Les limites
- Les DVF ne disent rien de l'état du bien, de la vue, de l'exposition, des travaux ni de l'étage. Deux biens de même surface dans la même rue peuvent légitimement valoir 30 % d'écart.
- Les ventes de particulier à particulier et les ventes en agence sont mélangées ; les ventes de SCI, les viagers et les ventes entre proches ne sont pas distinguées.
- Le délai de publication (environ six mois) fait que les tendances « récentes » ont toujours un temps de retard.
- Pour les petites communes et la plupart des rues, le volume est faible : une médiane sur 6 ventes reste fragile, même publiée.
C'est pour cela que l'estimation en ligne donne une fourchette, pas un prix, et propose l'avis d'un agent local qui connaît le terrain.